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Barbara THOCQUENNE
Conseil et Formation RSE

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La RSE a le vent en poupe !

Subordonner la RSE aux RH, c’est prendre d’emblée le parti de limiter les ambitions d’une telle démarche au risque de la « planter ».


La RSE a le vent en poupe !

La rentrée 2020 s'annonce bien : le marché de l’emploi frémissant fait une belle place aux postes en RSE, ce qui confirme que cette crise Covid19 aura eu le mérite d’une prise de conscience du monde économique sur sa redevabilité en matière environnementale et sociétale et, je l'espère, d’accélérer les choses en matière de développement durable…

Mais ma recherche sur les entreprises qui se cachent derrière les annonces publiées, souvent par de prestigieux cabinets de recrutement, me laisse dubitative à deux titres :

- D’abord, les postes sont souvent rattachés aux RH et priorisent donc les objectifs sociaux comme la Qualité de Vie au Travail (QVT), l’égalité professionnelle etc.

Les missions d’un responsable RSE sont transverses et stratégiques. Il s’agit d’initier une transition vers un modèle économique plus respectueux de l’environnement et plus responsable socialement. Certes, dans une démarche RSE, les RH sont concernées à 2 titres : les enjeux sociaux et l’accompagnement au changement. Mais, subordonner un responsable RSE à une direction RH, c’est, à mon avis, prendre d’emblée le parti de limiter les ambitions d’une telle démarche au risque de la « planter ».

- Ensuite, certaines entreprises sont dans des secteurs incompatibles, à mon sens, avec une démarche RSE (si elles ne remettent pas en question leur modèle économique).

J’y vois une nouvelle injonction contradictoire du management entre la forme et le fond du travail : travaillez de manière à respecter les enjeux RSE mais faites abstraction que votre travail a une finalité incompatible avec la protection de l’environnement (comme les métiers du secteur du nucléaire par exemple) ou le respect de la vie humaine (comme les métiers du secteur de l’armement ou du tabac par exemple).

Si la RSE a le vent en poupe, il ne faut pas qu’elle devienne un phénomène de mode pour cautionner certaines pratiques désastreuses d’entreprises, bref, qu’elle tombe dans le greenwashing.

Crédit image : https://oneplanet-sustainability.org/